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Infiltrations, remontées capillaires, murs poreux… autant de plaies qui vont se traduire, à plus ou moins longue échéance, par des traces d’humidité visibles sur vos murs. Après l’examen des causes et traitements internes liés au problème de l’humidité, voici la revue des causes extérieures qui agissent sur le taux d’humidité de votre logement, et les principaux traitements.

 

 

Les infiltrations d’humidité par le toit

 

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Crédit photo : Pixabay- tdittmar75

Les infiltrations d’humidité commencent par le toit de votre logement.

  •  L’inclinaison du toit : la première cause d’infiltrations sous le toit, c’est un mauvais calcul de pente, qui empêche l’eau de pluie de s’écouler complètement. La seule solution relève alors d’une vraie entreprise de charpenterie, à confier à un professionnel !

En revanche, s’il ne s’agit que de quelques éléments (tuiles, ardoises…) déplacés ou abîmés par les intempéries, vous pourrez les remplacer sans trop de difficultés, mais avec beaucoup de prudence toutefois car une intervention sur le toit présente toujours des dangers.

  •  Mousses et lichens sur le toit : Les mousses et lichens sont des plantes parasites qui s’insinuent dans les plus petits orifices et s’y développent, en creusant les ouvertures. L’eau infiltrée, une fois transformée en glace, peut faire exploser les tuiles.

Pour éviter ces désagréments, éliminez régulièrement mousses et lichens à la brosse, et pulvérisez un traitement imperméabilisant à effet rémanent, pour prévenir leur réapparition.

  • Jointures : tous les raccordements et jointures (souches de cheminées, percées de lucarne, rebords de toitures-terrasses…) sont des zones d’infiltrations privilégiées : vérifiez régulièrement les dispositifs d’étanchéité qui les bordent (boudins de mortier, bandes bitumineuses…).

 

 

Les infiltrations par les murs et les ouvertures

 

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Les infiltrations peuvent se produire par les murs et les ouvertures :

  • Fissures : 2 types de fissures peuvent se présenter sur les murs extérieurs :

- les fissures de surface ne touchent que l’enduit. Un ravalement permettra d’y remédier.
- les fissures qui se développent sur toute l’épaisseur du mur doivent être surveillées de près.

 

Utilisez un « témoin » qui vous permettra de mesurer leur évolution. Une fissure à évolution lente peut être rebouchée facilement à l’aide d’un mastic.

En revanche, si elle s’étend rapidement, la cause est à trouver dans le bâti lui-même ou peut-être un affaissement du sol : faites appel sans tarder à l’expertise d’un professionnel.

  • Murs poreux :  si vos façades ne sont pas bien imperméabilisées, l’eau provenant de l’extérieur finira par s’infiltrer sous l’enduit.

La solution : appliquez un enduit imperméabilisant, à renouveler régulièrement surtout si votre maison se trouve en bordure d’une rue à fort trafic automobile. Entretenez également vos gouttières, pour limiter les ruissellements sur les murs.

  • Ouvertures : toutes les liaisons au niveau des fenêtres et portes sont extrêmement sollicitées, et les matériaux différents ne réagissent pas de la même manière aux variations climatiques, ce qui provoque nécessairement des espaces propices aux infiltrations d’eau.

Isolez les liaisons entre la maçonnerie et la menuiserie à l’aide d’un mastic élastomère.

 

Les infiltrations par le terrain et les remontées capillaires

 

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Traitement définitif anti-remontée capillaire

Pour finir, les infiltrations peuvent provenir du terrain et des remontées capillaires.

  • Infiltrations par le terrain

L’eau contenue dans le sol, quand elle est trop abondante, remonte jusqu’au bâti à travers des fissures, jusqu’à inonder les caves par exemple. Pour préserver les fondations, appliquez un enduit d’étanchéité à l’extérieur, après avoir creusé pour dégager l’accès. L’ajout d’une bande de plastique armé permet de protéger l’imperméabilisant.

Dans les constructions neuves, un procédé de « cuvelage » permet également d’étanchéifier les fondations au moyen d’une dalle étanche recouvrant le sous-sol : il s’agit d’une intervention lourde qui relève d’un professionnel.

 

  • Remontées capillaires

Une zone humide et nettement délimitée au bas des murs (qui peut monter tout de même jusqu’à 1 m 50 !) traduit des remontées capillaires : l’eau s’insinue dans de minuscules vaisseaux à l’intérieur de la structure du bâti.

L’imperméabilisation des parois, en contenant l’eau à l’intérieur, ne ferait qu’amplifier le phénomène : il faut, dans ce cas, réaliser une barrière étanche à l’intérieur même du mur en injectant un produit hydrofuge.

Une méthode électronique existe également : à l’aide de sondes, on renvoie vers le sol l’eau qui tente de monter dans le mur ; c’est un procédé naturel, qui ne dégrade pas les murs, mais assez onéreux.

La solution idéale, mais lourde, dans ces 2 cas, c’est le drainage. Il consiste à installer un drain et un système de filtres sous le socle des fondations pour collecter les eaux avant qu’elles ne pénètrent dans les murs ou qu’elles ne stagnent autour.