poser-parquet-preparationVous avez choisi le parquet en bois pour son côté chaleureux et naturel, pour sa longévité aussi. N’oubliez pas l’autre face de son charme : c’est un matériau vivant, qui continuera de « jouer » au gré des variations de son environnement (température, humidité, lumière). De plus, comme pour toute pose de revêtement, le support doit être sain, sec et plan.

Voici les consignes essentielles à appliquer pour préparer la pose de votre parquet afin d’en tirer tout l’éclat espéré.

 

Avant de poser du parquet : préparer la pièce et le bois

 

Avant de démarrer la pose du parquet, commencez par rendre le sol accessible en débarrassant la pièce de tous ses meubles.

Si vous devez refaire la pièce dans son intégralité, le parquet intervient en toute dernière étape : après la pose des portes, fenêtres et vitrages.

Pour que le bois s’adapte aux conditions de la pièce choisie, stockez dans la pièce en chantier les lames que vous aurez à poser, au moins 3 jours avant le démarrage, ainsi que la sous-couche résiliente, le cas échéant.

Le taux d’humidité de la pièce ne doit pas excéder 3 % (vous le mesurerez à l’aide de capteurs d’humidité).

L’astuce de Mr.Bricolage : sur une chape de béton, contrôlez le taux d’humidité à l’aide d’une poignée de sel fin recouverte d’un verre. Si le sel est tout mouillé au bout de 3 jours, c’est que la chape est trop humide : laissez-la encore sécher. Si besoin, accélérez le séchage à l’aide d’un déshumidificateur.

Au moment de la pose, veillez à maintenir une température ambiante entre 15 et 20 °C.

Enfin, n’oubliez pas que le parquet ajoutera une hauteur supplémentaire à votre sol : vous aurez peut-être à raboter quelques portes…

 

Poser du parquet : préparer le sol avant la pose des lames

 

poser-parquet-sous-coucheVous pouvez poser du parquet sur tous type de supports (ancien parquet, carrelage, même moquette, à la condition qu’elle soit bien rase), mais un vieux revêtement nécessite souvent quelques retouches pour garantir la bonne tenue des nouvelles lames : clouez ou vissez les lames anciennes qui seraient un peu descellées, comblez les espaces entre les vieux carreaux.

Pour vérifier la planéité du sol, faites glisser une règle de maçon de 2 m de long sur toute la surface à couvrir : des écarts de 2 mm en dessous ou au-dessus du niveau de la règle ne sont pas préjudiciables.Au-delà, vous devrez raboter ou ragréer aux endroits repérés.

Sur un sol très irrégulier, mieux vaut poser une chape complète : chape de ciment sur une dalle en béton (au rez-de-chaussée, pour tenir compte du poids !), chape sèche telle que panneaux à particules sur un vieux carrelage ou panneaux de fibres sur un parquet abîmé.

 

Prévoir la disposition des lames du parquet

 

Choisissez le motif de pose qui vous convient (pose à l’anglaise, coupe perdue ou coupe de pierre, pose en point de Hongrie ou pose en échelle, pour les plus courants), mais n’oubliez pas 2 éléments essentiels :

  • Le sens de pose : si vous posez les lames dans le sens d’arrivée de la lumière du jour, vous éviterez de marquer les joints entre les lames, et gagnerez ainsi en luminosité ; en revanche, si vous posez les nouvelles lames sur un ancien parquet pas tout à fait stable, la priorité sera de croiser les lames pour assurer un bon maintien. Dans un couloir long, alignez les lames avec le sens de la pièce.

 

  • Les joints de dilatation et barres de seuil : en prévision du gonflement naturel du bois, prévoyez un espace de 8 mm aux extrémités du parquet, c’est-à-dire au bord des murs et devant les pieds d’escalier, socles de cheminée, etc. Pendant la pose, vous bloquerez ces espaces à l’aide de petites cales, que vous retirerez ensuite. Pour une largeur cumulée des lames supérieure à 8 m, aménagez des espaces de dilatation supplémentaires, que vous masquerez par des « barres de jonction », de même qu’au niveau de chaque séparation de pièce. Si le parquet doit être pressé par des meubles lourds ou un piano par exemple, prévoyez un espace de dilatation plus important du côté où les lames sont libres.