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Aujourd’hui, le cuivre n’a plus le monopole des matériaux et raccords en plomberie : d’autres matériaux occupent le terrain et facilitent le travail pour le bricoleur appliqué.
Pour modifier une installation : réparer un tuyau, l’allonger, changer de direction…, vous aurez besoin de raccords. Voici un rapide tour d’horizon des principaux matériaux de tuyaux et types de raccords, à choisir selon leur compatibilité et leur localisation, et en fonction de votre outillage et de votre habileté.

Les principaux matériaux des tuyaux

Le cuivre reste le matériau le plus utilisé dans les logements pour les tuyaux d’arrivée d’eau, avec ses avantages indéniables : légèreté, facilité de pose, très grande résistance. À cintrer à l’aide d’une cintreuse (cuivre écroui) ou sans (cuivre recuit), pour éviter les raccords et les risques de fuite inhérents. Inconvénient : très bon conducteur, il cause des déperditions de chaleur en acheminant l’eau chaude.
Le polyéthylène réticulé (PER) prend peu à peu le pas sur le cuivre pour les tuyaux de distribution d’eau. Il s’utilise exclusivement en encastré. Ses avantages : la gaine qui l’entoure permet de remplacer facilement un tube endommagé ; sa grande souplesse permet de le glisser dans tous les recoins ; il offre une longue durée de vie car il n’accroche pas le calcaire.
Le multicouche est un dérivé du PER, utilisable en encastré ou en apparent, qui résiste à une haute pression ; mais plutôt l’apanage des professionnels, car plus complexe à poser.
Enfin, le PVC, très bon marché, résistant et simple à installer, occupe une grande partie des réseaux d’évacuation des eaux. Attention : il se dilate facilement, et d’autre part son épaisseur (par opposition au cuivre) implique un écart important entre diamètres intérieur et extérieur, qui complique l’intégration.

Les raccords à souder

Le soudage consiste à assembler 2 éléments par chauffage, dans le but d’assurer une continuité mécanique ou physique entre eux. On parle de brasage lorsque l’on fait chauffer tout l’assemblage à haute température, avec un métal d’apport de nature différente et dont la température de fusion est inférieure à celle des éléments d’origine.
Les raccords à souder sont très économiques, mais présentent 2 inconvénients majeurs : le matériel et le degré minimum d’habileté requis pour la manipulation.
Il existe une multitude de raccords en cuivre à souder : tés, coudes, manchons, chapeaux de gendarme… Le raccord en laiton est idéal pour assembler des matériaux de différentes natures (cuivre et acier par exemple), et couramment utilisé pour l’arrosage extérieur.

Les raccords sans soudure

Les raccords en cuivre ou en laiton peuvent être vissés en réalisant un collet battu : on écarte l’ouverture pour former une butée qui permettra de retenir un écrou. Il faut juste savoir manier l’appareil à collet. Cette technique n’est pas utilisable en encastré ni pour le gaz.
On trouve encore d’autres techniques de raccords au cuivre : raccord à emboîtement (une couronne crantée immobilise le tuyau), raccord bicônique (à fixer à l’aide de 2 clefs plates)…

Les raccords en PER existent en 2 principaux modèles : à coulisser avec une pince spéciale (« raccord à glissement ») ou à visser (« raccord à compression »). Ils font partie des raccords « mixtes » qui permettent de relier un tuyau PER à un tuyau de cuivre.

Les raccords en PVC se déclinent à l’envi : raccords droits, coudes, culottes, embranchements simples ou doubles… Ce sont les plus simples à poser, ceux qui requièrent le moins d’équipement : juste une technique de collage.