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Le socle de la douche, porte le nom de « receveur ». Il est relié au système d’évacuation des eaux et détermine l’étanchéité de la douche. Il se décline en 2 grandes catégories : receveurs à poser ou à encastrer. Le choix d’un receveur de douche se fera par rapport à des critères d’esthétique et d’accessibilité, mais aussi de faisabilité technique.

 

Le receveur à poser : la solution classique

choisir-recevoir-douche-a-poserComme son nom l’indique, le receveur à poser est simplement posé sur le sol, ce qui ne nécessite pas de gros travaux de maçonnerie. Entre 10 et 16 cm de hauteur, il permet un raccordement facile à l’évacuation des eaux par le dessous, selon les configurations :

-    soit verticalement, auquel cas le receveur est posé directement sur le sol ;
-    soit latéralement, avec une pente minimale de 1 cm par mètre : le receveur est alors légèrement surélevé sur un socle (en briques ou en carreaux de béton cellulaire, par exemple).
Les receveurs de douche les plus courants sont de forme carrée, rectangulaire ou en quart de cercle pour les douches d’angle. Leur forme détermine celle de la douche et donc des parois à poser.

Côté matériaux, vous choisirez selon votre budget, vos goûts et la résistance de votre sol : des matériaux lourds et résistants tels que le grès émaillé ou la résine, ou des matériaux légers tels que l’acrylique, recommandés pour les sols les moins robustes comme les parquets.

 

 

Le receveur encastré – pour la douche à l’italienne

choisir-receveur-de-douche-a-carrelerLe receveur encastré dans le plancher est particulièrement en vogue dans sa version « à carreler » : recouvert de mosaïque, carrelage ou autre revêtement.

Il se fond dans le décor, à moins que vous choisissiez une démarcation visuelle en jouant sur les différences de matériaux au sol. C’est le concept de la douche « à l’italienne », qui remonte en réalité aux thermes romains de l’Antiquité, mais donne aujourd’hui une allure de modernité à votre salle de bains, avec un décor épuré et ouvert.

Le sol totalement plan est recommandé pour les personnes à mobilité réduite : pas de risque de chute en enjambant le rebord de la douche.

En revanche, ce choix implique des travaux lourds puisqu’il faut creuser la chape pour installer l’évacuation : entre 5 et 13 cm de réservation sont nécessaires selon que l’évacuation se fait verticalement ou latéralement. Il convient donc mieux à des travaux de construction qu’en rénovation. L’étanchéité est l’enjeu majeur : en cas de problème après la pose, plus d’intervention possible sans casser le sol !

Le receveur encastré est réservé au rez-de-chaussée, sauf à surélever tout le sol de votre salle de bains pour réaliser l’évacuation.

Autre option : une pièce en 2 parties, la partie surélevé permettant de couvrir le système d’évacuation.

 

Le receveur extraplat, la solution intermédiaire

Plus coûteux qu’un bac classique, le receveur extraplat représente un compromis intéressant : discret et facile à enjamber (de 4 à 6 cm de hauteur), il se raccorde sans gros travaux à une évacuation verticale (l’évacuation horizontale nécessite plus de profondeur).

Attention : prévoyez un gros débit d’évacuation pour éviter les inondations, avec un tuyau de 50 mm de diamètre au minimum (contre 40 mm pour le receveur classique).